Septembre... Habituellement on a une belle arrière saison mais cette année, je dois dire que c'est un magnifique temps pour un mois d'hiver...
Quel enfer ! Je me promène déjà avec deux pulls et aujourd'hui, comble du summum du grand n'importe quoi, j'avais une grosse veste sur le dos. Heureusement qu'il ne pleuvait pas et qu'il n'y avait un peu de vent, vous imaginez toutes les choses que j'aurai encore rajoutées.

Et, comme si ce n'était pas assez, me voilà à devoir cohabiter avec des petites bestioles qui ont bien plus que quatre pattes ! Que dis-je "cohabiter" ?!? Ce serait plutôt souffrir...

 





 Pour mon plus grand plaisir, je suis arachnophobe ! Et croyez-moi, ce n'est pas la petite peur provoquant un petit "Ho !". Non. C'est bien loin de ça. Avec moi, on a droit aux hurlements aigus, aux bras qui gesticulent dans tous les sens, aux jambes qui se recroquevillent sous moi et souvent même à une fuite déraisonnée, un peu comme si ma vie en dépendait ! Quand je ne me mets pas aussi à pleurnicher... Oui oui, ça va jusque là !

Tout a commencé quand j'étais toute petite fille. Jusque là, je n'aimais pas leur présence mais ça pouvait encore aller, je les tolérais. Vacances en camping avec mes grands-parents, je dors avec une copine en tente et le lendemain, elle se réveille avec "un œuf" au dessus de l'arcade sourcilière. Ca lui faisait mal alors direction les urgences... Une arrr... une arrairrai... enfin, vous voyez... cette bestiole avait eu l'idée de pondre sous sa peau !
Déjà là, c'est le choc ! Mais de m'imaginer que j'ai pu dormir avec cette bestiole qui promenait gaiement sur moi, elle a même sûrement danser la zumba en fait... C'est devenu un traumatisme !

Quelques années plus tard, c'était une énorme araignée qui me tombait sur les cheveux. On dit toujours que nous, les femmes, grossissons un peu la chose, qu'on exagère... Ouais, ben j'aurai préféré ! Elle était réellement énorme et ça ne m'a pas aidée à guérir de cette phobie.

J'ai tout tenté : regarder des documentaires pour me faire réaliser qu'elles étaient bénéfiques dans la nature, ça ne m'a pas aidée quand j'ai réalisé qu'une toute petite bête pouvait bouffer une grosse. Discuter avec des passionnés, visiter des centres de sauvegardes des espèces, et compagnie. Rien n'y a fait, mon cas semble désespéré... En tout cas, moi, il me désespère !
Même en regarder une en photo me fiche la frousse !!

Et attendez, ce n'est pas tout ! La saison change, il fait moche, froid et pluvieux... Je vous le mets dans le mille : Elles rentrent dans les maisons !!
Alors quand je suis dans mon salon, bien confortablement installée dans mon canapé à regarder un chouette film avec mes chats, et que je vois une de ces choses noires débouler de nulle part et courir d'un point A à un point B, accessoirement en passant sous mes jambes... Vous imaginez les cris stridents, les sauts ? Voilà, vous avez comprit...

 

 

Imaginez à présent que ces adorrraaaaaables petites bestioles à 8 pattes promènent à l'écurie. Je pense que la propriétaire des lieux doit me prendre pour une dingue à m'entendre hurler et courir dans tous les sens... Surtout quand elle me voit frotter tout mon corps parce que, c'est psychologique, je sens une invasion de bestioles me courir dessus...

Dernièrement, motivée à l'idée de monter, je n'ai jamais pu prendre ma selle parce que l'une d'entre elles était juste dessus et me regardait de tous ses petits yeux sournois. Je me suis contentée de travailler à pieds ! Oui, je sais, elle a gagné la sale bête !

Ca rassure...