En surfant sur la blogosphère, je suis tombée sur quelque chose qui m’avait l’air chouette : « La cavalcade des Blogs ». En lisant quelques articles, je me suis premièrement dit que ça n’avait pas l’air fort compliqué, puis je me suis mise à réfléchir à certaines questions et c’est là que j ai réalisé à quel point c'était complexe. D’ailleurs, je n’ai même pas su répondre à certaines questions. Et puis je tombe sur l’article du mois de novembre et... Ce fut justement mon cas. En fait, ça l’est toujours !

Voici donc ma première participation. Je ne promets pas de répondre à tous les thèmes mais celui-ci me plaisait particulièrement,
et j'en ai vu d'autres mais déjà passés, dommage.


La Cavalcade des blogs a été lancée par Gaëlle du site « cheval-facile » en 2013. Chaque mois, les blogueurs équestres traitent d’un nouveau thème choisi par l’un d’entre eux. Cet octobre, la Cavalcade est organisée par Nathalie C. du blog Les Supers Cavaliers. Elle nous invite à réfléchir et partager sur la progression des apprentissages, et plus particulièrement sur la phase de stagnation.

cavalcade


Je pense que nous avons tous et toutes connu un moment cette impression désagréable de ne plus avancer dans notre travaille avec notre cheval. Ne plus progresser et peut être même parfois régresser. S’en suit une vilaine période de doutes, de questionnements, de temps en temps on se décourage...

Petit retour en arrière...
Mylo allait mieux de son accident. Vraiment mieux. Il pétait la forme au point que j'ai commencé à prendre des demi-heures de leçons de dressage avec Auré'. Les premières fois, on suait, on terminait pratiquement sur les rotules. C'était un bonheur !
Plus tard, à force de travail en leçon et en dehors de celles-ci, on a attaqué une heure entière. Au début, nous faisons pas mal de moments de calme mais à la longue, on en faisait de moins en moins.
J'adorais ces leçons et d'ailleurs, j'avais chaque fois hâte d'être à la suivante. J'en étais presque à tanner mes collègues au boulot avec ça.
Mylo aussi semblait apprécier. On ne demandait pas d'exercices qu'il ne savait pas faire et lorsque nous faisions une nouveauté, c'était toujours chouette. On voyait vraiment que Mylo cherchait la solution et moi j'apprenais à relâcher au bon moment. En fait, nous formions un duo de choc.
Puis Auré' a accouché et... On a plus jamais rien fait ensemble. Je pense qu'elle n'avait plus de temps ou peut être plus de motivation pour donner cours, je ne sais pas.

De mon côté, j'ai fait un entraînement de TREC avec Loulette qui était devenue ma coach, alias "Maman Poule" puis j'ai fait ce TREC avec mon coéquipier.
Nous avons également participé à une chouette randonnée et pour ça, il avait fallu entraîner à fond Mylo (et moi, par la même occasion) pour l'endurance. On avait pas mal fait de balades, de trottings, de travail en piste...

C'était vraiment chouette de travailler en ayant un objectif.

Puis il y a eu ces rallyes dont celui qui a failli me coûter la vie et qui m'a laissé de vilaines séquelles et... Je n'ai plus jamais eu aucune motivation ! Plus aucun objectif !
C'est à me demander parfois si je vais encore faire un jour quelque chose ou si Mylo et Ice ne sont pas déjà à la retraite avec un petit tour en piste une à deux fois par an.

Je n'ai pas envie de ça pour eux ni pour moi. J'ai envie de reprendre du plaisir en selle, principalement en piste. Pour les balades, on repassera, je ne suis clairement pas prête.
J'avais trouvé une coach et même si je l'adore, je ne retrouve pas cette folie et cette excitation du prochain cours comme avec Auré'.
Je ne dis pas que ma coach actuelle n'est pas bonne, que du contraire, mais je pense que le contexte est différent. Il y a ma crainte énorme de tomber à nouveau, de vivre cet enfer d'après-chute avec les douleurs, les troubles de l'équilibre, les trous de mémoire et j'en passe.
Alors pour le moment, je mets un peu de côté cette idée de remonter Mylo en leçon. J'aimerais retrouver une prof de dressage qui me fera penser à autre chose à chaque fois que je penserai "ma tête dans le sable", qui me recentrera sur mon travail avec Mylo mais qui sauva aussi me faire travailler dans le respect !
Je refuse d'utiliser des éperons, de mettre un mors pelham ou de lui arracher deux dents.
Vous vous dites "Elle part vraiment dans l'extrême là !" et je peux vous jurer que non... Je suis un jour tombée sur une nana qui m'a conseillé de changer de mors pour un plus violent (ce sont ses termes), de lui fermer le bec avec une muserolle bien serrée et mettre des éperons (avec une jambe que je juge pas fixe assez)... Autant vous dire que la nana, je l'ai vu une fois, j'ai mordu sur ma chique si je ne me suis pas tue pour autant, et je ne l'ai plus jamais revue. A mes yeux, l'équitation doit être agréable pour tous les deux. A partir du moment où on enferme l'un des deux dans toute une série d'accessoires, ce n'est plus le cas.

Concernant Ice, il est à mes côtés depuis le mois de mai. J'ai envie de le passer en western et pour cela, je cherche un bon prof. J'ai eu quelques noms mais je vais attendre après les fêtes pour me lancer. J'ai bien trop de choses à faire pour le moment, de choses à penser.

D'ailleurs ça aussi, c'est un problème : A force de ne plus monter, à force de stresser et redouter la chute, j'en arrive à me chercher des excuses pour ne plus me remettre en selle sérieusement. Alors, je monte plic ploc, je fais une mini séance en me disant "Vivement que je recommence, c'était chouette" et... Et plus rien justement ! J'ai l'impression que je n'arriverai jamais plus à cette flamme, que dis-je, ce brasier en moi lorsque j'avais envie de monter. A cette époque, ni le temps ni l'humeur de mon cheval ne me faisaient peur. Avec Mylo, on travaillait parfois en side-pull, parfois en hackamore et j'avais même parfois monté en licol. Là, je n'envisage même pas l'idée, elle m'est insurmontable, du moins elle me le paraît.
Mais j'ai souvent l'impression que plus jamais je ne saurai le faire. Ça me paraît si lointain tout ça.

Pour Ice en monte américaine comme pour Mylo en monte anglaise, mon plus gros problème est de trouver un coach...
J'espère un jour me relancer et reprendre du plaisir, comme avant.
En attendant, je n'apprends plus rien, je stagne et j'ai l'impression de régresser... Du coup, je lis quelques bouquins en attendant de trouver mon bonheur de coach.