A la météo, ils annoncent trente degrés !! C'est un temps à ne pas rester enfermée...

Même si je sens que je vais vite regretter un doux vent frais...Badigeonnée de ma crème solaire, me voilà occupée à brosser un Ice vraiment relaxe.
Je pense que je peux dire que son stress avec le spray est derrière nous, je peux enfin lui en mettre partout sans que ce ne soit la panique.

En piste, petit échauffement plus ou moins tranquille... Plutôt moins que plus puisque Ice a décrété qu'il voulait faire le zouave !
Note à moi-même : m'acheter des gants pour arrêter de me brûler les mains lorsqu'il tente de partir dans le sens opposé en mode mustang.
Du coup, je m'ancre bien dans le sol et rends désagréable son délire... Puis je relâche dès qu'il revient au pas.
Ça ne dure pas cinq minutes avant qu'il ne se connecte enfin à moi. Quel changement par rapport à avant où je passait parfois un quart d'heure à tenter de le calmer en me faisant tracter par mon poids plume d'à peu près 600 kilos...

J'avais envie de me faire un petit parcours donc il y avait deux barils, des cônes, des barres au sol et... Je ne retrouve plus ni ma bâche ni mon parapluie... Zut ! Je ferai sans pour aujourd'hui !

Petit envoi sur les barils pour un "mets ton nez là" (que certains appellent "Touch it"). Il semble avoir comprit ma demande et y va de lui même lorsque quelque chose lui est inconnu. Je peux même taper sur le baril, il s'en fiche, il reste décontracté.
Me vient l'idée de vouloir l'envoyer entre les deux barils au pas et voilà que Ice prend le trot et tente d'en sauter un. Ha heuuu, c'est pas trop ce que j'avais demandé... Le baril tombe, Ice s'arrête, je l'envoie le toucher du nez. Rien à signaler, pas de panique. Chouette.

Nouvel essai de passage entre les barils, couchés cette fois, à et nouveau Ice me propose d'en sauter un.
Bon ben changement de programme, on va sautiller gentiment. Il semble aimer ça, en plus il a fait quelques concours de saut d'obstacle lorsqu'il n'était pas encore à mes côtés.
Parfois, il me fat la farce de passer à côté. Je comprends alors que c'est de ma faute. Soit une mauvaise position de mon corps, ou alors une faible demande. Je me concentre et ça va nickel. Je suis impressionnée. C'est un domaine que je ne connais absolument pas, du coup c'est Ice qui joue mon prof pour l'occasion. Même de l'arrêt, il me propose de lui même de sauter et je découvre là un fameux coup de saut.
Lorsque Mylo a eu son accident, j'ai énormément étudié la biomécanique équine afin de pouvoir l'aider au mieux, du coup je peux me servir de ce que je sais pour voir quels muscles travaillent, et profiter du corps de mon cheval qui fait cet effort. Je regarde alors à comment me positionner moi-même sur son corps pour le gêner le moins possible.
Hé oui, malgré mon énorme traumatisme face à la monte, je ne peux m'empècher d'avoir des buts, des envies.
Sauter n'en fait pas partie à la base mais s'il accepte d'être mon cheval profession, en complément d'un coach, pourquoi pas.

Ensuite, passages étroits entre les barils, ils s'en fiche, ne serre pas les fesses, garde une tête basse, décontractée.

On poursuit notre petit travail avec des barres parallèles au sol. Je sais que c'est notre pire ennemi : La demande d'arrêt à côté et puis le reculer droit.
Les barres sont assez fortement espacées et doivent nous servir de repère, pour éviter d'encore nous retrouver deux mètres plus loin.
Je ne me suis pas trompée : L'arrêt est une catastrophe. Il force le passage puis me fait face. Le problème est que là, j'ai un mauvais réflexe... Au lieu de travailler à ça, je me bute sur mon idée des barres et du reculer. En vous écrivant à l'instant cet article, je me dis que j'aurai du travailler l'arrêt à côté de moi. Décomposer ! Je sens que je vais me le tatouer sur la main !
Du coup, je me place face à lui et lui demande un reculer. Deux pas se font droit et puis c'est parti, il dévie sur le côté, marche sur la barre, plus rien n'est parallèle.
Bon, cet exercice est à retravailler !

Nous terminons avec une note positive... Un huit de chiffre autour des barils. Depuis qu'il a comprit comment ça fonctionnait, il adore me le proposer.
Là aussi j'aimerais travailler mon arrêt à distance afin de pouvoir l'arrêter au milieu, entre les deux barils. Enfin, on n'en est pas encore là...

J'ai dit que nous terminions ? J'ai menti !
Il me ressort son trot juste à côté de moi, sa tête à un mètre de mon épaule, je marche dans un petit rond et lui aussi, toujours à hauteur de mon épaule, aucun contact dans la longe. Je n'ai qu'à chassez un peu ses hauches.
Nous faisons ainsi un tour à chaque main et puis je m'arrête et lui aussi aussitôt. Je souris et gros câlin.
C'est spécial cet exercice, je ne connaissais pas... Enfin si, chez les autres, à travers les vidéos, mais pas chez Mylo ni chez les chevaux que j'ai eu l'occasion de travailler.
Il me propose ça de lui-même et semble aimer le faire.
Si quelqu'un a des idées d'exercices à faire avec ça, je suis preneuse.
Je me dis que j'apprendrai bien un peu de cordelette pour justement tenter cet exercice plus tard avec elle... Puis plus rien.
Mais je ne connais pas des masses l'univers de la liberté.