Nous autres, cavaliers (et les meneurs qui me lisent… peut-être) qui aiment promener en rue, nous apprécions énormément de rentrer à l’écurie sains et saufs…
Je dis ça parce qu’à l’heure actuelle, je pense de plus en plus qu’oser s’aventurer sur la route relève d’avantage d’une tentative de suicide que d’un petit moment de bonheur avec sa monture…

Les pilotes de ligne droite qui poussent sur le champignon à en faire hurler leur moteur, vous doublant comme s’ils étaient pourchassés par une meute de… de ne je sais pas en fait !
Les éternels pressés qui collent pratiquement leur pare-choc dans les fesses de votre cheval puis qui vous doublent en le frôlant et se rabattent sous le nez de votre monture… Parfois même rapidement !
Les ravagés du bruit bête et inutile qui ne savent que faire hurler leur moteur, beugler leur musique et ça, c’est quand ils ne vous sifflent pas aussi au passage !
Ceux qui pensent que la route est à eux et qu’un cheval n’a plus rien à foutre sur la route depuis l’invention de l’auto, qui vous klaxonnent dessus, agrémenté de gestes que je ne décrirai pas ici, pas plus que les mots qui les accompagnent !
Je continue ? Non hein… Je pense que vous voyez très bien le style…

Chers amis cavaliers /meneurs utilisant la route, sachez que nous avons des obligations mais nous avons aussi des droits. Youpie !

Après avoir posé un tas de questions à plusieurs policiers des environs et surtout avoir obtenu tout un tas de réponses contradictoires, je me suis dit que mon plus fidèle ami internet pourrait me répondre et surtout le Service Mobilité de belgium.be

Et comme je pars du principe qu’un cavalier averti en vaut dix, je vous partage mes précieuses informations récoltées :

 

Obligations des cavaliers

Âge
Pour emprunter la voie publique, un cavalier doit être âgé d’au moins 14 ans. Les enfants à partir de 12 ans peuvent se déplacer à cheval sur la voie publique à condition d’être accompagnés d’un adulte.

Contrôle
En tant que conducteur – cavalier, convoyeur ou chef de groupe -, vous devez pouvoir maîtriser votre cheval en toute circonstance : le faire s’arrêter, repartir, accélérer, ralentir, lui faire faire demi-tour… Vous devez disposer de suffisamment d’expérience pour prévoir les réactions d’un cheval qui a peur afin d’y réagir avec efficacité.

Règles
En tant que cavalier, vous êtes obligé d’utiliser la bande de circulation, en tenant au maximum votre droite.
Vous pouvez circuler au maximum à deux de front, même si d’autres véhicules s’approchent ou souhaitent vous dépasser.
Vous pouvez circuler à plusieurs de front sur les chemins de terre et les sentiers. Mais veillez cependant à respecter les règles de croisement et de dépassement.

En tant que cavalier, il vous est interdit de circuler aux endroits suivants :

  •  les domaines privés
  • les zones de rencontre
  • les prairies et les champs
  • les autoroutes et les routes pour automobiles
  • les voies piétonnes et les pistes cyclables

Il est interdit de galoper en agglomération. Le trot et le trot rapide sont autorisés partout. Toutefois, vous devez à tout moment pouvoir maîtriser votre vitesse.

Règles en cas de visibilité réduite
Si vous circulez alors que la visibilité est inférieure à 200 m, vous êtes obligé de porter un feu blanc ou jaune à l’avant et un feu rouge à l’arrière. Ces feux peuvent être rassemblés sur un seul appareil que le cavalier peut placer ou porter à gauche. Dans l’obscurité, il est fortement recommandé au cavalier de porter des réflecteurs aux bras et aux jambes et d’en placer sur les jambes du cheval.
Vous trouverez davantage d’informations sur l’usage des feux sur la voie publique sur le site du Guide des règlementations routières belges.

Vous trouverez des conseils de circulation pour les cavaliers et les attelages sur la voie publique sur le site de la Police fédérale.

 

Droits des cavaliers

En tant que cavalier, vous jouissez de certains droits visant à sécuriser la circulation sur la voie publique. Les autres usagers de la route ont notamment des obligations à l’égard du cavalier :

  • Tout conducteur doit ralentir lorsqu’il s’approche d’un cheval, même si celui-ci ne manifeste aucun signe de frayeur ou de nervosité.
  • Tout conducteur doit s’arrêter si l’animal manifeste des signes de frayeur.
    Ces signes peuvent être les suivants :
    • le cheval accélère sa course
    • il fait une incartade
    • il veut prendre la fuite
    • il regarde de tous les côtés avec angoisse
    • il souffle par les naseaux
    • il se cabre
    • il frappe le sol avec ses jambes postérieures
  • Tout usager de la route, en ce compris les cavaliers, doit veiller à toujours garder une distance suffisante entre eux et les autres usagers ou obstacles.